Le Tauzin solidaire

COVID 19 – Le Tauzin a veillé… et animé le confinement !

Dans ce contexte particulier de pandémie et de confinement, le Tauzin, en tant que Maison de Quartier et Centre Social, a apporté sa contribution sur son territoire, à travers de nouvelles actions de solidarité.

La « distanciation physique » est tout à fait nécessaire pour lutter contre cette pandémie du COVID 19. Avec ces « gestes barrières » salutaires que nous avons appris, nous avons traversé cette crise sanitaire.
Nous avons mis en œuvre aussi des actes solidaires et responsables face à un confinement qui isole, même s’il est indispensable. Ce « chacun chez soi » peut devenir rapidement un « chacun pour soi », si nous ne pensons pas à nos proches, nos amis, nos voisins, nos concitoyens.
Ce qui a animé le Tauzin pendant le confinement, c’était de réfléchir ensemble à améliorer le quotidien de notre communauté, de nos adhérents, de notre quartier. Nous souhaitions briser l’isolement des personnes en plus de la chaîne épidémique…

Quelles actions ont été menées ?
Depuis le début du confinement le Tauzin a été fermé et son équipe salariée en chômage partiel.
Seuls 3 personnes ont travaillé, traitant des affaires courantes et répondant aux sollicitations : Le directeur et la comptable en télé travail, le directeur adjoint au Tauzin. Ainsi à distance et conformément aux règles sanitaires, toutes les demandes ont été traitées.
En lien avec le bureau directeur, cette équipe de permanents a pu mettre en place les actions suivantes :

1 – Veille téléphonique : « Le Tauzin prend des nouvelles »
Il est primordial que notre Centre Social se préoccupe de nos habitants, notamment les plus isolés. Nous avons réalisé une veille téléphonique (1500 appels effectués), grâce à la participation active de 10 bénévoles. Nous avons contacté chacun de nos adhérents depuis le début du confinement, au moins une fois.

Les situations les plus critiques ont été gérées par notre équipe de direction, nos bénévoles « appelants » ont gardé en lien les personnes ayant « simplement besoin » d’être appelés régulièrement.

Cette action « Le Tauzin prend des nouvelles » a renforcé nos liens avec le public, a pu soulager certains foyers par de l’écoute, de l’aide et de l’orientation. Nos partenaires également ont été contactés pour nous relayer les problématiques de leurs pratiquants.

2 – Animation du Tauzin à distance : « Les bonnes idées du confinement »
Nous avons mis en place une communication de « bonnes idées à faire à la maison », avec des publications d’images, texte, vidéos, tuto… Nous pouvions en récolter sur le net et les partager, cependant l’idée que le Tauzin réalise ses propres publications est primordial : il y a là tout le sens humain, toute la proximité indispensable au lien que nous tissons avec notre public.

L’objectif là aussi est de garder un lien avec notre public, monter que le Tauzin est toujours là et pense à chacun en adaptant ses propositions d’animations au contexte du confinement.

Nos animateurs, nos spécialistes d’activités, nos bénévoles créatifs et inventifs, ont été à pied d’œuvre pour créer une « bonne idée en confinement »…

C’est plus de 50 articles qui ont été publiés, de choses à faire à la maison, dans les domaines du sport, de la santé, de la culture, de la création et du divertissement. Notre site internet a été relooké et adapté à cette nouvelle communication. Toute cette animation « à distance » est très relayée par les réseaux sociaux…

3 – Accueil des enfants de soignants pendant les vacances : « Le Pôle Enfance solidaire »
Pour pouvoir répondre aux besoins de garde d’enfants des personnels soignants, à la demande de la ville de Bordeaux et de la préfecture, nous avons constitué des équipes de salarié(e)s volontaires : 16 animateur(trices) ont été mobilisé(e)s dans nos deux écoles du quartier, Béchade et Albert Thomas, pour prolonger le travail déjà mené par les équipes d’enseignants et d’agents municipaux depuis le début du confinement.

4 – Atelier de fabrication de blouses et matériels médicaux : « Solidarité couture du Tauzin »
Nous avons mis en place un atelier couture « à distance », en confiant à nos bénévoles et adhérentes de l’atelier couture de Tauzin la réalisation de blouses et de calots pour des soignants. C’est suite à la demande des infirmières libérales de notre quartier que nous nous sommes mis en marche. Il a fallu peu de temps pour activer le réseau Tauzin et rassembler des couturières, se fournir en drap de récup’ et tissus, distribuer les patrons…

12 couturières mobilisées, 80 blouses livrées, 40 mètres de tissus achetés et redistribués, 150kg de draps des hôtels Ibis déclassés donnés par la société Elis…

5 – Aide alimentaire
La veille téléphonique et les informations collectées auprès des partenaires et des habitants ont permis de détecter les besoins alimentaires de familles en grandes difficulté. A partir du moment où nous avons été mis au courant de la grande précarité de certains foyer nous avons répondu dans l’urgence en fournissant des paniers hebdomadaires de produits de première nécessité. Achats et livraisons effectuées auprès de 5 familles.

6 – Aide administrative et technique
Au fur et à mesure du confinement les besoins en photocopies et aides techniques diverses ont augmenté et sont devenus très importants.

Beaucoup de familles démunies d’ordinateurs et d’imprimantes ont fait appel à nous pour les photocopies quotidiennes des devoirs pour les enfants. A la fin du confinement c’est une heure de travail chaque matin que nous avons consacré aux photocopies des devoirs (avec mise à disposition sur les rebords de fenêtres extérieures du bâtiment, ou distribués dans les boites aux lettres). 12 familles concernées, avec transfert des devoirs par mail des familles et des enseignants.

Beaucoup de photocopies et de distributions des attestations de déplacement ont été réalisé et déposés régulièrement dans les commerces du Cœur de Tauzin.

7 – Suivis individuels
Certains habitants et habitués du Tauzin ont pu trouver aussi un accompagnement spécifique pour palier à leur solitude et parfois leur détresse. Des temps de « pause-café distancée » ont été improvisées au départ et sont devenus parfois réguliers pour certains, le contact humain et le lien « extraordinaire » dans ce contexte est apparu vital pour nos habitants les plus fragiles.