De la culture et du patrimoine pour s’évader !

Bonjour à toutes et tous,

Je vous propose en ces temps de confinement des propositions “culturelles”, à la découverte de votre patrimoine Bordelais.

J’ai écrit en 2017, en collaboration pour les photos avec Philippe un ami photographe, un guide de visite du patrimoine exceptionnel de notre belle ville.
Ce guide de visite nocturne vous est proposé afin de découvrir le Bordeaux historique mais aussi l’éclairage spécifique de la ville.

Ce dernier a été mis en place par étapes, depuis 1996, par le maire Alain Juppé dans le cadre de son Plan Lumière :
« Il ne s’agit pas d’illuminer la ville pour faire oublier la nuit, mais bien de magnifier la nuit par une mise en valeur subtile du paysage bâti » précise-t-il.

Avec l’aide de mon épouse Dominique, nous vous en proposons quelques pages choisies….

Bonne lecture, bonne évasion !

Dominique et Robert Lafitte

“La Place de la Bourse”

Symbole monarchique depuis Henri IV, cette ancienne place royale créée à partir de 1730 par l’intendant Claude Boucher et le célèbre architecte parisien Jacques Gabriel, auquel succède son fils Jacques Ange, est dédiée au roi Louis XV.
Elle constitue la première brèche dans la ville encore abritée derrière ses murs médiévaux. Les travaux sont menés par l’architecte André Portier.

Autour de la place sont construits :
1735-1738 : l’Hôtel des Douanes (ex Hôtel de Fermes) aujourd’hui musée de la Douane.
1742-1749 : l’Hôtel de la Bourse, ancienne Bourse des Marchands et aujourd’hui Chambre de Commerce et d’Industrie.
1749-1755 : le Pavillon Gabriel (ex Pavillon de l’Amirauté de Guyenne)

Les maisons bordant la place ne seront d’abord que de simples façades étayées de murs de refends que les acquéreurs termineront de 1738 à 1755.
Les deux hôtels et le pavillon semblables dans la conception, présentent un rez-de-chaussée avec des arcades et bossages à légers refends, un étage noble, un attique dont chaque travée est rythmée de pilastres colossaux, et un comble brisé (à la Mansart) à lucarnes de pierre.

Les frontons sur chacun d’eux présentent des allégories :
· sur l’Hôtel des Douanes, Mercure valorisant le commerce, Neptune valorisant les arts
· sur le Pavillon Central, la libéralité des Princes
· sur l’Hôtel de la Bourse, la Grandeur des Princes, Neptune ouvrant la voie au commerce et le temps découvre la vérité.

Trois campaniles à coupolette couronnent ces édifices.

Les plus beaux mascarons taillés par Verbekt, Vernet, Francin ornent la façade ; on y trouve des visages féminins, masques de carnaval et autres animaux fantastiques.
Au milieu de la place, trônait en 1733 la statue équestre du roi, rehaussée en 1764 sur un socle digne du cavalier royal.
Démolie et fondue en 1792 par les révolutionnaires, elle sera remplacée en 1828 par une fontaine colonne transférée au 18ème
siècle Place du Palais.

En 1869, est mise en place la fontaine des Trois Grâces, dessinée par Visconti.
Ce sont les déesses personnifiant la vie dans toute sa plénitude – beauté, fécondité, créativité – adorées comme divinités des eaux dans le fleuve. Elles portent les noms de Thalie, Aglaé, Euphrosine. Certains ont reconnu aussi les visages de trois reines : Isabelle d’Espagne, Eugénie de Montijo et Victoria d’Angleterre.

Mise en lumière en 1995 par Alain Guilhot
« Magie de la lumière, porte ouverte sur l’imaginaire qui réveille et révèle à nos sens la beauté endormie de nos cités. »